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La chape à la chaux gagne du terrain comme alternative durable au ciment

La chape à la chaux gagne du terrain comme alternative durable au ciment

La chape en ciment classique est depuis des décennies la norme dans les habitations et les bâtiments utilitaires. Pourtant, l’intérêt grandit pour un matériau de construction ancestral, à savoir la chape à la chaux. Grâce à l’attention renouvelée portée à la durabilité et aux environnements intérieurs sains, la chaux hydraulique naturelle (NHL) revient aujourd’hui au premier plan.
31/10/2025
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En bref

La chape à la chaux avec RC Calcifix est une alternative durable à la chape au ciment, offrant une résistance comparable avec des avantages clés :

Écologique : La chaux hydraulique naturelle (NHL) nécessite une cuisson à 900 °C contre 1450 °C pour le ciment, réduisant les émissions de CO₂. Elle réabsorbe également du CO₂ lors de la carbonatation.

Performances hygrothermiques : Plus élastique (moins de fissures), plus perméable à la vapeur, résistante aux sels et idéale pour le bâti ancien.

Résultats éprouvés : Tests indépendants Buildwise et SGS Intron démontrent une résistance à la compression et à la flexion équivalente au ciment, avec une meilleure résistance à l’usure et un retrait minimal.

Mise en œuvre : Circulable après 3 jours, carrelage après 7 jours avec une colle perspirante (KHOLAO COLLE). Consommation : 250 kg/m³. Compatible chauffage sol, rénovation et constructions écologiques.

Conclusion : Pour la durabilité, le confort intérieur et la longévité, la chape à la chaux est le choix intelligent.

La chape en ciment classique est depuis des décennies la norme dans les habitations et les bâtiments utilitaires. Pourtant, l’intérêt grandit pour un matériau de construction ancestral, à savoir la chape à la chaux. Grâce à l’attention renouvelée portée à la durabilité et aux environnements intérieurs sains, la chaux hydraulique naturelle (NHL) revient aujourd’hui au premier plan.

Chape au ciment : performante mais impactante

Les chapes à base de ciment sont connues pour leur résistance élevée, leur durcissement rapide et leur mise en œuvre facile. Cela les rend populaires auprès des entrepreneurs et chapistes. Cependant, le ciment présente plusieurs inconvénients :

  1. La chape au ciment est moins écologique et moins durable que la chape à la chaux. La production de ciment Portland nécessite beaucoup plus d’énergie et entraîne une émission de CO₂ beaucoup plus élevée que la production de chaux hydraulique naturelle (NHL). La chaux est cuite à 900 °C, tandis que le clinker de ciment est obtenu à environ 1 450 °C. De plus, la chaux NHL réabsorbe du CO₂ pendant le durcissement (carbonatation).
  2. La chape au ciment est beaucoup moins élastique que la chape à la chaux. Sa dureté et sa rigidité provoquent, dans les situations de tassements, de vibrations ou de variations de température, l’apparition plus rapide de fissures et de ruptures. La chaux, en revanche, avec une résistance à la compression et à la traction équivalente, confère de la souplesse au mortier, permettant d’absorber de petits mouvements sans fissuration. Cela contribue à un climat intérieur plus sain et améliore la durabilité des finitions.
  3. La chape au ciment est beaucoup moins perméable à la vapeur que la chape à la chaux. Dans les situations d’humidité ascendante, cela entraîne une dégradation rapide de la chape et l’humidité cherche d’autres issues, provoquant des problèmes d’humidité dans les murs, le décollement des enduits ou peintures, la formation de moisissures, etc. La chaux, au contraire, assure une perméabilité à la vapeur qui permet l’évacuation de l’humidité sous forme de vapeur.
  4. La chape au ciment est plus sensible aux sels que la chape à la chaux. Le ciment contient de l’hydroxyde de calcium (Ca(OH)₂) et d’autres composés tels que des aluminates qui peuvent réagir chimiquement avec les sels présents. Les sulfates, souvent présents dans l’humidité du sol ou dans l’argile des briques, peuvent ainsi réagir avec le ciment, provoquant la formation d’ettringite, une augmentation de volume (expansion sulfatée/sulfatation) et des contraintes internes pouvant conduire à des fissures, des éclats ou la désintégration de la chape. La chaux hydraulique naturelle de Saint-Astier contient pratiquement pas d’aluminates réactifs, ce qui l’empêche de réagir en présence de sulfates. Son caractère perméable à la vapeur permet également aux sels tels que les nitrates et chlorures de migrer vers la surface et de cristalliser, évitant ainsi toute pression interne et tout dommage.
  5. La chape au ciment n’est pas compatible avec les bâtiments historiques, contrairement à la chape à la chaux. Comme la chape au ciment est plus dure et plus dense que les matériaux traditionnels utilisés dans les bâtiments anciens (brique, pierre naturelle ou mortier de chaux), des tensions apparaissent aux jonctions entre le sol et le mur. Cela peut provoquer des fissures, le décollement des enduits ou même des dommages à la maçonnerie historique elle-même. La chape à la chaux, en revanche, est physiquement et chimiquement compatible avec ces matériaux.

Chape à la chaux : respirante et écologique

Bien que les chapes au ciment soient aujourd’hui largement utilisées pour leur durcissement rapide et leur haute résistance à la compression, elles présentent dans les contextes humides ou historiques des risques considérables.

Les chapes à la chaux, fabriquées avec un liant à base de chaux hydraulique naturelle (NHL), offrent une alternative durable. Elles combinent une haute résistance à la compression et à la flexion avec des propriétés respirantes et régulatrices d’humidité. Cela signifie que l’humidité et les sels sont mieux régulés et que les sols peuvent « respirer ». Le résultat : un climat intérieur plus sain, moins de fissuration et une durée de vie prolongée du sol.

Comparaison technique : chape à la chaux vs chape au ciment

Les valeurs ci-dessous sont basées sur les rapports d’essais Buildwise (DE-BE-0180 / DE-SW-0037, 2024) et SGS Intron (rapport 243503). Ces tests indépendants montrent que les chapes écologiques à base de RC Calcifix sont comparables en performance aux systèmes ciment classiques, avec des avantages supplémentaires en matière de durabilité, de comportement face à l’humidité et aux sels, de retrait et de résistance à l’usure.

Propriété Chape au ciment Chape à la chaux (RC Calcifix)
Composition CEM II/A + sable 0/4 RC Calcifix + sable 0/4
Résistance à la compression (28 j) 8,3 N/mm² 8,7 N/mm²
Résistance à la compression (90 j) 8,3 N/mm² 12,9 N/mm²
Résistance à la flexion (28 j) 2,3 N/mm² 2,3 N/mm²
Résistance à la flexion (90 j) 2,3 N/mm² 3,5 N/mm²
Durcissement (piétinable) 24–48 h 3 j piétinable
Durcissement (complet) 28 j 60–90 j (moins de retrait)
Retrait libre (28 j) -0,098% -0,074%
Résistance à l’usure (Böhme – 16 cycles) 7,9 mm 4 mm

Mise en œuvre pratique

Les chapes au ciment sont réputées pour leur rapidité de mise en œuvre et leur grande diffusion dans le secteur de la construction. Les chapes à la chaux avec RC Calcifix sont aujourd’hui tout aussi pratiques grâce à leur formulation adaptée.

Le mortier peut être appliqué avec des machines à chape et outils standards. Après le nivellement et le tirage, le sol est piétinable après environ trois jours. Ensuite, il est possible de poser le carrelage après sept jours, en utilisant un système respirant tel qu’une colle KHOLAO COLLE et un joint respirant comme KHOLAO JOINT.

Le durcissement final (60 à 90 jours) s’effectue sans retrait notable ni tension, réduisant fortement le risque de fissuration ou de déformation. Les chapes à la chaux sont donc particulièrement adaptées au chauffage par le sol ou aux rénovations sur supports sensibles.

Consommation

  • Chape au ciment : 250–350 kg de liant/m³
  • RC CALCIFIX : 250 kg de liant/m³

La consommation moindre de liant se traduit par une réduction des matières premières et de l’énergie nécessaires par m² de sol, contribuant directement au gain écologique du système.

Application et valeur ajoutée

Les chapes à la chaux sont idéales tant pour la rénovation et la restauration que pour la construction écologique neuve. Grâce à leur caractère respirant, elles conviennent parfaitement aux projets où la régulation de l’humidité, la compatibilité avec les matériaux naturels et la durabilité sont essentielles.

Leur faible retrait, leur bonne conductivité thermique et leur capacité naturelle à réguler l’humidité en font un excellent choix en combinaison avec le chauffage par le sol et des isolants biosourcés tels que le chanvre-chaux.

Une question de choix

Là où la chape au ciment reste adaptée aux projets où la rapidité et la résistance initiale priment, comme les sols industriels ou les constructions rapides, la chape à la chaux RC Calcifix offre des avantages clairs pour ceux qui pensent à long terme.

Elles contribuent au confort, à la durabilité et à l’efficacité énergétique, et s’intègrent parfaitement dans l’évolution vers un secteur de la construction circulaire, où les matériaux sont réutilisables, sains et respectueux de l’environnement.

Laurent Châtel
Directeur commercial
bij Reynchemie
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Foire aux questions

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Quelle est la différence entre une chape à la chaux et une chape au ciment ?

La chape à la chaux utilise de la chaux hydraulique naturelle (NHL) comme liant, tandis que la chape au ciment utilise du ciment. La différence principale réside dans leurs propriétés : la chape à la chaux est plus perspirante, plus élastique et plus durable. La chaux est cuite à 900 °C contre 1450 °C pour le ciment, ce qui représente 40 % d’émissions de CO₂ en moins. Une chape à la chaux peut se déformer sans fissurer et permet une évacuation naturelle de l’humidité, tandis que la chape au ciment est plus rigide et moins respirante.

Quand utiliser une chape à la chaux plutôt qu’une chape au ciment ?

La chape à la chaux est le meilleur choix pour la rénovation de bâtiments historiques, les supports humides avec remontées capillaires, les systèmes de chauffage par le sol et les projets où la durabilité est essentielle. En présence de sels dans le support (sulfates, nitrates), la chape à la chaux est supérieure car elle ne développe pas de corrosion sulfatée. Pour les projets rapides où le sol doit être praticable en 24–48 heures, la chape au ciment est plus pratique.

Combien de temps une chape à la chaux doit-elle sécher avant d’être praticable ?

Avec RC Calcifix, une chape à la chaux est praticable après 3 jours. Après 7 jours, il est possible de carreler avec une colle perspirante telle que KHOLAO COLLE. La cure complète dure 60 à 90 jours, mais se déroule sans retrait notable ni contraintes internes. C’est plus lent qu’une chape au ciment (praticable en 24–48 heures), mais cette prise plus progressive réduit fortement le risque de fissures.

La chape à la chaux convient-elle au chauffage par le sol ?

Oui, la chape à la chaux est parfaitement adaptée au chauffage par le sol. Grâce à son faible retrait (0,074 % contre 0,098 % pour le ciment), à sa bonne conductivité thermique et à sa capacité naturelle de régulation de l’humidité, elle fonctionne même mieux qu’une chape au ciment. Le risque de fissuration et de déformation causé par les variations de température est bien moindre grâce à l’élasticité de la chaux.

Pourquoi la chape à la chaux est-elle préférable pour les bâtiments historiques ?

La chape à la chaux est physiquement et chimiquement compatible avec les matériaux traditionnels tels que la brique ancienne, la pierre naturelle et les mortiers à la chaux. La chape au ciment est plus dure et plus dense que ces matériaux, ce qui crée des tensions pouvant entraîner des fissures et endommager la maçonnerie. La chape à la chaux présente des propriétés similaires à celles des matériaux d’origine, permettant au sol et aux murs de travailler ensemble sans dommage. Sa perméabilité à la vapeur permet également d’évacuer naturellement l’humidité, essentiel dans les bâtiments anciens dépourvus de membrane d’étanchéité.